• Mot des fondateurs

« L’économie mondiale (énergie et industrie) s’est bâtie depuis près d’un siècle sur le tout fossile. L’instabilité des marchés est une constante. Des problèmes lourds de santé publique liés au tout pétrole apparaissent au grand jour.

Le XXI siècle sera marqué par la fin du tout pétrole et la transition énergétique.

Ce bouleversement va engendrer une révolution sociale et industrielle, dont nous pouvons d’ores et déjà voir les signes, tant cette matière première est un des piliers de notre société.

La consommation mondiale de pétrole est évaluée à quelques milliards de tonnes par an, relâchant l’équivalent de CO2dans notre atmosphère.

Aujourd’hui dans le monde, l'agriculture produit annuellement près de 5 à 7 milliards de tonnes de biomasse peu ou mal valorisées (renouvelables, donc neutres sur le plan de l'émission de carbone. Ex : pailles ; bagasse ; etc.) directement associées aux productions alimentaires.

L’exploitation raisonnée de cette biomasse résiduelle permettrait de faire coexister les productions alimentaires et non alimentaires issues de la même filière agricole, en préservant les surfaces cultivables (« land use»). Le développement de l’agriculture ne pourra plus se faire au détriment des filières qui nourrissent les hommes (le grain).

Prenons pour exemple, l’enjeu mondial lié au développement de biocarburants :

Les carburants dits de « première génération » (1G) ont validé l’intérêt environnemental des carburants verts (xx) en comparaison à ceux d’origine fossile.

Ils ont en revanche, mis en évidence deux conflits, l’un lié aux vocations alimentaires des productions agricoles (« Fuel or Food» priorité aux productions alimentaires) et l’autre lié à celui de l’occupation des terres cultivables non extensibles à l’infini (« land use»). Ce phénomène a pour conséquence une flambée du prix des céréales, alimentée par le prix des carburants.

Conscient de ces problématiques, se sont mises en place des politiques publiques pour freiner le développement de ces agro-carburants dits de « première génération » et encourager la recherche pour développer des carburants verts dits de « deuxième génération » (2G) issus non plus du grain, mais de la tige des plantes ou des déchets du bois (biomasse).

L’enjeu technologique pour y parvenir, est de pouvoir extraire, sans les dégrader, l’ensemble des composants de la biomasse non alimentaire pour faire face simultanément aux exigences de rentabilité économique et environnementales exprimées dans la COP 21.

Cette recherche, bien qu’abondante et mondialement active, n’a pas encore trouvé de solution économiquement viable pouvant surmonter les verrous technologiques, scientifiques et économiques.

La technologie CIMV, permettant de valoriser proprement les trois composants de ces matières végétales en nombreux intermédiaires pour l’Industrie, se pose ici comme une solution à cette équation.

Elle est par la même occasion une opportunité de dynamiser une bio-économie en créant de l’emploi et de l’activité dans les secteurs des énergies alternatives et des biotechnologies, tant en France qu’à l’international.

Elle s’inscrit au cœur des politiques de développements endogènes et de développements de proximités.

Ainsi, le procédé de raffinage végétal CIMV propose, pour sa part, une alternative concrète aux défis posés par la fin du tout pétrole. »

 

Thiery Scholastique & Michel Delmas, Co-fondateurs de CIMV